Pour vous mettre en contexte, le programme du baccalauréat en Génie aérospatial que je suis présentement offre quatre cours de conception. Pour chacun d’entre eux, un projet est débuté au début de la session en cours et se termine généralement quatre mois plus tard. Ces projets se mènent en équipe la plupart du temps, à raison d’une dizaine d’heures (ou plus) de travail par semaine. Ces cours de conception permettent de donner un côté très pratique et concret tout au long de la formation de quatre ans.
Cela étant, mon premier projet fut de concevoir et de fabriquer une soufflerie. Pour ceux d’entre vous qui seraient peu familiers avec les appareils de ce genre, il s’agit d’une installation plus ou moins grande qui sert à tester un avion en partie ou en totalité (modèle réduit ou parfois grandeur nature) en tentant de recréer les conditions de vol réelles (vitesse d’air, pression, température, etc.).
Comme tout projet d’ingénierie, un client (l’enseignant) doit d’abord exprimer un besoin quelconque pour que l’ingénieur (moi!) puisse commencer le processus de conception. Le but de ce projet était donc de concevoir une soufflerie de taille réduite permettant de tester un profil d’aile donné.
Mon équipe et moi avons établi une liste de critères que le produit final devrait être en mesure de respecter pour satisfaire le client. Ensuite, une panoplie de croquis ont été réalisés. Parmi tous les modèles de souffleries envisagés, seules les plus prometteurs ont été retenus pour pratiquer l’étude de praticabilité et l’étude préliminaire (servent à déterminer quelle solution répondrait le mieux aux exigences du client).
Notre choix s’est donc arrêté sur une soufflerie aspirante. Dans ce type de soufflerie, l’air est aspiré par un ventilateur au lieu d’être expulsé, ce qui permet de garder un écoulement d’air laminaire (sans turbulences). De plus, le profil d’aile à tester allait être un profil de type NACA0012 (parfaitement symétrique).
Ensuite, nous avons modélisé en trois dimensions la soufflerie à l’aide du logiciel Catia (voir article sur Catia). À partir de cette reproduction 3D, nous avons pu produire les plans de détails servant à la fabrication du profil d’aile et de la soufflerie. Cette dernière devrait pouvoir fournir une vitesse d’air d’environ 10m/s à pression et température ambiantes (101,3kPa et 25 degrés Celsius).
